Cette article devrait être renommé : Bonjour déception. Ou Hello Deception, parce que je parle franglais very bien.
J'ai enfin vu "Sherlock Homes" de Guy Ritchie, et dois-je répéter que j'ai été déçue ? Je suis une grande fan du héros opiomane de Conan Doyle, je vénère sa sagacité et je me dis que ça doit être cool de deviner des trucs en regardant les manches de quelqu'un. Des évènement indépendants de ma volontée s'étant produit à sa sortie (j'ai pas eu le temps), je n'ai pu le louer qu'hier. Ben, j'aurai pu attendre encore 5 ans, je loupais rien.
Déja, physiquement. Même si t'es pas franchement littéraire, dans l'imaginaire populaire, Sherlock c'est un grand type malingre à la casquette en laine et au long pardessus, penché avec sa loupe sur des traces de pas. Dans le film, il est campé par Robert Downey Jr (que j'aime beaucoup d'ailleurs) mais il ne lui ressemble pas assez, enfin ! Déja, il est plutôt petit, il est musclé (sacrilège !), il a une barbe de trois jours (dans les années 1880, on avait une moustache, une barbe ou on était rasé mais on faisait pas le dandy bobo d'aujourd'hui) et niveau vestimentaire, une chemise à col relevé, des boutons pas fermés ? Allons !
Ensuite l'histoire. Pas franchement convaincante, basé sur du surnaturel et puis enfait non. J'ai pas tout capté. Mais enfin, on s'en fout, on va voir Sherlock cogiter vivement et nous donner la clé de l'énigme. Mais que nenni ! Ici, Sherlock n'utilise son intelligence que pour savoir comment se défendre face à un méchant. Sherlock fait des combats de rue. Sherlock échappe à une explosion et fait des roulades dans le charbon. La copine à Sherlock (eh oui, il connait aussi la passion) court dans 2km d'égouts du Big Ben au Tower Bridge en 5mn et sans être essouflée. Sherlock saute du 4ème étage du Parlement direct dans la Tamise et quand il ressort de l'eau, il a encore sa pipe à la bouche. Oui, Sherlock est un dur. Fini les opiacés, les expérimentations scientifiques, la concentration extrême. Faîtes place au Sherlock Holmes des temps modernes sur fond de Londres fin XIXème aux décors en carton pâte.
Enfin, y'a toujours Jude Law pour sauver la mise. Beaucoup plus sexy que le Dr Watson original mais il colle à l'époque, ce grand blond à la moustache frétillante.
Ne vous méprenez pas, ça se laisse regarder. C'est un bon film d'action. Mais par pitié, n'appellez pas ça Sherlock Holmes !

* "Who by fire" - Leonard Cohen
Pic : Richard Hell.
1 commentaire:
Olala! Alors je l'ai vu ce weekend, et je ne peux que confirmer. Même moi qui ne suis pas spécialement adepte de Sherlock Holmes (je préfère Arsène Lupin, sorry! <3) j'ai été choqué. Caaurait pu correspondre à un certain type de bonhomme de l'époque (mixait avec de l'imaginaire) mais pas ça... En fait, ça m'a surtout fait penser au "Professeur Bell" de Joan Sfar en 1000 fois moins bien (parce le professeur Bell fait hurler les jeunes filles et les fait vouloir être en détresse tellement il est sombre) .
Je dis: MORT aux adaptations foireuses de ces livres qui éveillent si bien notre imagination! Au bucher! (PS: je hais le bac)
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