dimanche 30 mai 2010

* Mama, life has just begun

Bonjour, ici la Contestataire de la Société Consumériste qui vous parle.

Je sais, je suis toujours entrain de râler sur les gens et leurs façons de vivre mais y'en a marre des fêtes. Une fête pour les amoureux, une pour les secrétaires, une autre pour les patrons... et aujourd'hui, le monde est en effervescence pour la fête des mères. Non mais est-ce qu'il y a une fête nationale pour me célèbrer à moi ? Ah oui ! La St Parfait, c'est le 18 avril (je n'ai reçu aucun cadeaux ce jour-là d'ailleurs, bande de rats).

J'aime pas mais j'adhère, presque obligée, j'veux pas passer pour une fille ingrate. Donc vendredi, avec Justine, c'était mission "trouvons-un-cadeau-original-pour-célébrer-nos-mamans" à Toulouse. Mes pieds s'en souviennent encore (les moignons de Justine aussi, j'en suis persuadée).

Trouver un cadeau, c'est facile. A partir du moment où tu l'achètes avec amour et que tu le donnes, c'est un cadeau même si c'est un cabas Leclerc ou 50 pinces à linge à 2 euros. Maintenant, l'originalité, c'est autre chose.

Nous avons donc écumé les échoppes telles Sephora et Longchamps, passant des heures à nous décider. "Blanc ou rouge-presque-rose, le sac ? Non parce que moi, j'ai des goûts plus excentriques que ma mère, tu vois ?", "Il sent trop fort ce parfum. Trop de réglisse. Non, celui-là est trop léger", "Il est trop beau ce sac. Oui mais non, t'as vu le prix ?", "Je trouverai jamais un bon parfuuum !",...

En même temps, il faut bien avoué qu'on était relax pour des filles qui doivent trouver LE cadeau. On s'est fait une méga-régression à La Grande Récré en appuyant sur tous les jouets qui mentionnaient "try me" même si ça fait du bruit, on se moquait des chaussures importables à NewLook, on rigolait en pensant à la pub de Shalimaaaaar, on a failli faire une come-back dans les 90's en achetant des boucles d'oreille PacMan, on a croisé des chiens surexcités, et Justine a même réussi à faire baisser son Karma d'au moins 30 points. Vilaine !

Mais enfin, nous avons trouvé notre bonheur. En plus de 4h, certes, mais c'est le résultat qui compte.

* "Bohemian Rhapsody" - Queen
Pic : The Slits

mardi 25 mai 2010

* Now I can talk

Aujourd'hui, article spécial.

J'aimerai faire la publicité d'un blog d'utilité publique. Oui, Camille a eu une bonne idée. Excellente, même. A la place de faire un blog égocentré comme nous le faisons tous (moi la première), elle, elle a décidé de faire participer tout le monde.

Le but, c'est une photo, un mot, un jour. Tu vois le truc ? Donc si tu fais de belles photos et que tu veux paraître sur un blog photo avec plein d'autres gens qui prennent aussi de belles photos, il te suffit d'envoyer ta photo à oh_hey_jude@hotmail.fr avec un mot qui te plaît et tu te verras publier sur http://sweet-little-sixteen.blogspot.com/ (Un jour, un mot, une image).
Faîtes tourner !

p.s : ma jolie-photo-qui-fait-rêver a été publiée le dimanche 23 mai :) Merciiiii Camille !


* "I can talk" - Two Doors Cinema Club
Pic : London by myself

samedi 22 mai 2010

* Here you come falling asleep

Naguère, quand j'étais encore au lycée, que j'étais jeune, fraîche, le rose aux joues et pleine d'illusions désormais perdues, June et moi, on se racontait nos rêves tous les matins. On était tellement excités de ce qu'on avait rêvé qu'on en rigolé et même qu'on savait jamais par quoi commencer. J'avoue, la plupart du temps, ça concernait Blink 182 et nos petits-amis imaginaires (réels mais inaccessibles) : Twix et Blondin. Je vous raconterai pas parce que c'est la lose mais n'empêche, on avait vachement d'imagination pour des gamines de 17 piges.

Il faut savoir que je suis fascinée par le rêve. Dès que je me lève, je regarde un de mes deux bouquins pour savoir la signification. Bon, c'est pas du Freud, y'en a même un qui dit toujours du négatif. D'ailleurs, la plupart du temps, je sais qu'il va m'annoncer une mort prochaine même si j'ai rêvé de champs de tournesol et de soleil. Mais j'aime bien me dire que si j'ai rêvé de quelque chose, ça veut dire quelque chose.

Desfois, la plupart du temps enfait, mes rêves sont fous. Digne du chat du Cheshire. Des trucs sans queue ni tête. Des cauchemars traumatisants aussi où y'a toujours un déglingué pour me courir après.

Mais celà fait quelque temps que je ne me souviens plus de rien au réveil. Je me suis renseigné et il paraît que c'est parce que je perds mon imagination. J'en ai presque pleuré. Cindy sans rêves, c'est un peu comme une fourmi de 18m, ça n'existe paaas, ça n'existe paaas (Robert Desnos copyright)... Y'avait un exercice proposé pour être sûr de s'en rappeller. Tu te couches et tu fais sonner le réveil toutes les 2h et tu n'oublies pas de noter ce à quoi tu rêvais... Fuck off !

Mais la dernière fois, ô miracle ! Je m'en suis rapellé ! J'ai rêvé que j'étais sur l'île de Lost et que je devais survivre avec Barney, Marshall et Lily de "How I met your mother". Je me demandais bien où pouvait se trouver Ted... Puis après, j'étais la femme de ménage de Pierce Brosnan.

La folie de Cindy is back !!

* "Fear of sleep" - The Strokes
Pic : Julian Casablancas au dodo

mardi 18 mai 2010

* It's not easy living on my own

C'est quoi ce gros buzz avec les roux ? En tant que rousse d'adoption depuis deux ans, je me devais de réagir et de prendre fait et cause pour mes amis aux cheveux de feu.

Avant, on se foutait de la gueule des blondes. Qu'est-ce qu'elles sont connes, ces blondes, "Eh, tu connais la dernière ? Comment fait-on pour noyer une blonde ? On met un miroir dans le fond de la piscine ! Mouahaha (rire gras)". C'était vachement drôle, oh ouais. Mais les blagues, c'est comme la mode, ça change vite. Maintenant, ce qui est tendance, c'est d'en avoir en réserve pour les rouquins : "Eh ! Eh Machin ! Tu sais quoi ? Un roux ça vieillit pas ! Non, non, ça rouille ! Ahaha (ptdr trop de lol)". Je m'en fend encore la gueule, tiens.

Ca resterait potache si seulement on voyait pas fleurir sur le Net et notament sur Facebook des groupes du genre "Anti-roux", "Pour l'extermination des roux"... Et là, c'est carrément insultant, limite discriminant.

Mais ça ne s'arrête pas là. Vu sur un journal, le dernier clip de M.I.A montrant des roux se faire poursuivre par des GI's et sautant sur des champs de mines...
Maintenant, si t'es roux, rase les murs !

Mais ce qui me choque le plus encore, c'est les "C'est dégueulasse envers les roux.. Il l'on pas choisis de l'etre alors arretez vos gamineries", "c déja assez humilian dètre rou alor merde arrèter" (écriture skyrockienne) - trop sympa, merci de réagir avec autant de verve !

Non mais comme si être roux signifiait quelque chose ! Comme si, en ayant les cheveux couleur carotte, on était moins intelligent, moins beau, plus con, plus bizarre. Dans ce cas, si tout dans la vie est une question de couleur de cheveux alors détestons aussi les bruns couleur caca qui sont légion !

Ce qui est bizarre en plus, c'est que dans les magazines de mode, on nous rabâche que le roux est tendance. Faudrait savoir, hein.

Au Moyen-Age, on pensait que les rousses étaient des sorcières. Si seulement... Elles feraient peut-être disparaître la connerie sur Terre.

* "Living on my own" - Freddie Mercury
Pic : Johnny Rotten, redhead, ce qui ne l'a pas empêché de devenir le chanteur d'un grand groupe (les Sex Pistols, pour les incultes)

vendredi 14 mai 2010

* And she gave away the secrets of her past and said "I've lost control again"

Etant en vacances officielles (parce qu'en vrai, ça fait au moins 5 mois que je fais ce que je veux ou presque), j'ai maintenant énormément de temps à tuer. Les activités ne manquent pas, je suis un peu la Léonard de Vinci de Toulouse, le talent et les connaissances en moins. C'est pourquoi j'écris, je lis, je traduis, je peints, je vais me remettre à la photo mais surtout, je regarde des films. Donc je m'en vais de ce pas vous faire une sélection de films qui m'ont marqués parce que la culture, c'est bien.

Control : Film biographique sur Ian Curtis. Sam Riley, interprète du chanteur de Joy Division, nous transporte dans un univers en noir et blanc, cru et doux, passionné et passionnant, drôle et émouvant, irréel et réel, malheureusement. On voit Manchester à la fin des années 70, la scène musicale, les choix et les doutes, l'écriture, la perte de contrôle,... La vie, quoi. La mort aussi mais c'est une fin logique, n'est-ce pas ? A voir et revoir même si après, on pleure tous comme des veaux.

Les vendanges de feu : A la fin de la Seconde Guerre mondiale, un jeune GI juste démobilisé rencontre Victoria qui revient dans sa famille. Enceinte, elle lui demande de l'accompagner et de jouer le rôle du mari, le temps d'une journée. Amateur(trice) de film cucul la praline, celui-ci est fait pour toi. Même pour moi, la Grande Adepte du film à l'eau de rose qui dégoûline de bons sentiments, c'est carrément trop. C'est l'overdose d'amour. L'histoire serait super jolie mais non, y'a trop de "je te fuis, je t'aime, oui mais...". En plus, les effets spéciaux sont has been mais on pardonne parce qu'à l'époque, vous comprenez... et aussi parce qu'il y a Keanu Reeves en marcel blanc rempli de sueur.

Nos jours heureux : Les affres d'une colonie de vacances... Je crois bien que j'ai rigolé du début à la fin. Pourtant, moi, vous savez, les comédies françaises... Les dialogues sont amusants, les scènes hilarantes. En fait, si on rigole, c'est surtout parce que ce film montre avec exactitude ce qu'est une colo : des enfants difficiles, des situations de merde, des anims débordés, du personnel incompétent... On rigole nerveusement aussi. Surtout si on vient d'avoir son BAFA et que des colonies, on va en faire cet été.

(500 jours) ensemble : On nous prévient en début de film "C'est l'histoire d'un garçon qui rencontre une fille; ce n'est pas une histoire d'amour". En dépit de ça, on se met à espérer, parce que l'humain est bête ou bien parce qu'il a besoin de tendresse, bordel. Mais si les personnages vont bien ensemble, pourquoi se sépareraient-ils ? Je ne vais pas tout vous raconter mais... La BO est à tomber, les situations cocasses (le karaoké sur "Train in vain" bourré) ou d'une tristesse terrible, les tee-shirts du type trop cool (Unknown Pleasures et London Calling, nan mais t'imagines ?!) et ils vont même chez Ikea ! Non, vraiment, faut le voir !

*"She's lost control" - Joy Division
Pic : Sam Riley et Samantha Morton, tournage de Control.

lundi 10 mai 2010

* C'mon girl, I want to see you naked !

Derrière mes airs d'amatrice de littérature, genre "Chateaubriand et Balzac sont mes amants spirituels", se cache (mais pas trop) une grande amatrice de magazines féminins. Oui, je sais, ça déçoit. Bon, je vous rassure (ou pas), je ne suis pas tombé si bas au point de m'abonner à Closer - bien que ça fasse passer le temps dans le train... Mais je ne le prends plus donc ça m'arrange. Moi, ma drogue hebdomadaire, c'est Be ou Grazia.

Ce que j'aime bien, c'est que tu sais tout ce qui est important dans le monde sans être obligé de lire Libé. Et c'est pas pour dire mais c'est quand même plus amusant. Y'en a marre de faire les filles intelligentes !

Moi, mes pages préférées, après les potins de stars (tu rigoles mais c'est hyper important pour briller en société. Certes, ça dépend laquelle mais fait pas chier, lecteur), ce sont les pages modes. Pas celles où y'a des mannequins dans des poses improbables dans des tenues tout aussi improbables (franchement, une combi en satin jaune moutarde avec une capuche ? Franchement ?), non plutôt les tendances et les filles photographiées dans la rue. Enfait, ça me donne des idées... Parce que y'a des jours (tous enfait), je sais pas comment me fringuer. Typical girl...

J'avoue, la plupart du temps, les fringues proposées sont pour des filles maigres au portefeuille plus gros qu'elles. Et c'est vrai aussi qu'il y a beaucoup de choses que tu me ferai un chèque en blanc, je les porterai pas quand même. Dans le lot cette année, il y a :

- la combinaison d'imprimés qui vont pas ensemble. T'as beau avoir l'air d'une fashionnista, tu sors dans la rue avec des rayures, des pois et du fauve en rose et vert fluo, tu te fais passer pour une évadée de Zavatta direct.

- les chaussettes avec des chassures ouvertes. Trop allemand-en-camping pour moi.

- les sabots à talons... Pas besoin d'en rajouter, tout est dit.

- les mocassins (à glands ou pas) pour ressembler à Jean Sarkozy.

OK, la plupart du temps, ça me fait halluciner. Mais se moquer des filles dans les magazines est aussi jouissif que de se moquer de celles dans la rue qui se tordent les chevilles avec leurs talons de 15cm.

* "I need a slave tonight" - The Vibrators.
Pic : Sid Vicious nu, comme vous pouvez le constater.

vendredi 7 mai 2010

* To see in black and white and through to black again

The drawback est un inconvénient. C'est pas moi qui le dit, c'est la traduction. Bien. Recommençons depuis le début...

* "The drawback" - Warsaw
Pic : Ian Curtis, Festival punk Mont de Marsan, 1976