mardi 29 juin 2010

* He talks like a gentleman like you imagined when you were young

Ma vie est faîte de lubies. La dernière en date, c'est les films d'époque victorienne genre Orgueil et Préjugés, tu vois ? Ne me demandez pas d'où ça me vient, ça m'est tombé sur le coin de la gueule un beau jour et depuis, je passe ma vie (seulement 1/3 en fait parce que je continue à manger, dormir et faire pipi) à chercher un film que j'aurai pas déja vu...

J'ai toujours pensé que je n'étais pas faite pour vivre à notre époque et ça se confirme quand je me plonge dans l'univers des anglais des années 1850. Tout me semblait plus joli, plus gai, plus raffiné - nous parlons bien entendu des classes aisés, voire semi-aisée, laissons la plèbe dans la boue, je vous en prie (je suis immonde, corrigez-moi).

J'aurai adoré porter une de ces robes longues et blanches, en dentelle et coton (avec le corset qui devait t'étouffer et les dix mille jupons qui te faisaient suer de la cuisse en plein mois d'août), tellement gracieuse. Mes longs cheveux artificiellement roux auraient été noué en tresses compliquées et j'aurai porté pour seul bijou une perle à chaque oreille. Sans maquillage, j'aurai eu l'air d'un cadavre mais à l'époque, on apellait ça un teint de porcelaine.

J'aurai bien aimé aller à des bals aussi parce que ça a toujours l'air grandiose. Mais quand je vois le genre de danse, je me dis que j'aurai préféré faire tapisserie. Comment est-ce qu'ils faisaient pour retenir tous ces pas ?! (m'exclame-je d'une voix incrédule). Et vas-y que je fais la ronde à 4, et vas-y que je sautille, que je recule, que je tourne sur moi-même, et vas-y que je cours et que je slamome entre les 20 autres danseurs... Je n'aurai jamais été invité, de toute façon. J'ai deux pieds gauche.

Ce qui m'aurait le plus irrité (oui, je parle bien), ce sont les convenances et ce qu'apprenait les filles. Quel horreur que de passer son temps sur de la broderie ou essayer de comprendre à quoi servent toutes les cordes de la harpe ! Et puis, on ne devait pas exprimer ses opinions personnelles parce que ça fait mauvais genre. En gros, une femme ne devait pas avoir l'air trop intelligente, ça faisait fuir les maris. Et il fallait aller à l'église...

Mais les relations amoureuses étaient plus jolies. Les hommes savaient faire la cour sans être grossier. Tout passait par le regard et un sourire fugace. La timidité était acceptée et un vrai baiser voulait dire quelque chose. C'est pas comme maintenant où les mecs t'abordent pour te demander 5 fois si t'as pas une cigarette, te dire de te couper la frange ou que c'est triste que les gens se réunissent que quand y'a du foot à la télé (hiic !). En ce temps-là, j'aurai été heureuse de me marier par amour, après avoir gambergé 2 secondes si oui ou oui je voulais passer le reste de ma vie avec Mr Thornton (par exemple). Mais là, je fais un doigt d'honneur à celui qui oserait l'envisager. De la classe, y'a plus que George Clooney qui en a (quand il vend pas ses machines à café). Mr Darcy is definitively dead.

Maintenant, vous voulez rêver ? Vous voulez améliorer votre anglais ? Vous voulez connaître les classiques de Jane Austen, des soeurs Bronté ou Charles Dickens sans lire des pavés ? Alors regardez ces films que j'ai a-do-ré :
North & South, Jane Eyre, Persuasion, Little Dorrit, Northanger Abbey,...

* "When you were young" - The Killers
Pic : Mr Pete Doherty, oui, comptez-moi fleurette...

dimanche 20 juin 2010

* Shake, shout and go !

Au risque d'en décevoir quelques uns et/ou de surprendre les autres, sachez que je suis fan de foot. Surtout quand il s'agit de mes équipes préférées, l'Angleterre et l'Italie. Oui, parce que j'aime le foot mais pas n'importe lequel. Celui de Coupe du Monde et de Coupe d'Europe, c'est tout. Pourquoi, j'en sais rien, mais vous ne me verrez jamais suivre un Draguignan-Berk Plage. J'aime mais pas trop quand même.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, je suis une fille mais je fais pas semblant de comprendre les règles du jeu. Les corners, touches et autres hors jeu n'ont pas de secrets pour moi. Je regarde le match l'estomac serré quand on s'approche trop près des buts et j' hésite pas à encourager MES joueurs même si à travers l'écran et avec des dizaines de milliers de kilomètres de distance, il y a peu de chance qu'ils entendent mes cris fanatiques.

Desfois, je me surprends à être un peu Julot sur les bords. Comprenez que je crie, que je tempête, que je tape du poing comme un vrai p'tit mec. Et quand il y a un but, c'est l'explosion de joie avec forces "Ouiiiii ! Ouaiiiis ! Wouhooouuuu !" et même desfois une danse pour être encore plus ridicule que je ne le suis déja. Par contre, je ne vais pas jusqu'aux packs de bière, grattage de couilles (parce que, de toute façon, j'en n'ai pas) et pizza (sauf la dernière fois la chèvre-miel mais ça compte pas parce que c'est une pizza de fille).

Et là, je vais devoir désilusionner les mecs qui pensaient que j'étais la copine idéale (je ne suis qu'une demi-déesse, les gars). Je suis désolée mais je n'en reste pas moins une FILLE. Une groupie en plus. Donc j'ose avouer que si je regarde le foot c'est aussi parce que chaque joueur est un mari potentiel. Faut dire ce qui est, le footballeur est mignon (parfois, cf. Ribéry, arrrgl) et en plus, il est bien foutu, ce qui ne gâche rien. C'est donc pleine d'ardeur et d'un oeil fiévreux que je regarde MES joueurs chanter leur hymne national et enlever leur maillot à la fin du match. La dernière fois, ma mâchoire s'est décrochée en voyant Steven Gerrard à moitié à poil (fichu short !). Je me demande comment ça doit être en vestiaires...

Quoi ? C'est pas ma faute si on croit que je suis parfaite alors qu'en fait je ne suis qu'une fille pleine de vices.

* "Shake, shout and go" - Bryan Diamond and The Cutters
Pic : les Franz Ferdinand après un match de foot (ndlr : ils ont perdu). Tu crois que c'est facile de trouver des images de rockstars entrain de jouer au ballon, peut-être ?

lundi 14 juin 2010

* London's streets are turning red

J’ai la bougeotte depuis que j’ai 6-7 ans. En vacances, je faisais déjà chier mes parents pour aller visiter tel château ou telle ville alors qu’il voulaient juste se reposer et se promener tranquillement. J’ai toujours besoin de changer d’air. Le week-end dernier, c’est donc ce que j’ai fait. J’ai fait ma valise en un temps record, me suis précipité à l’aéroport et je suis parti, toute seule comme la grande fille de 1,58m que je suis.

Et quoi de mieux que Londres pour se dépayser, uh ?

Après avoir trouvé mon auberge de jeunesse (celle-ci, à côté de Bayswater), je suis allé flâner à Notting Hill. Il y avait le marché, plein de bibelots anciens ou pas, des fripes et du neuf, des odeurs de plats exotiques, c’était bondé et y’avait du soleil. Le paradis selon Cindy. Après avoir mangé du côté de Regent’s Park, là où les roses aux mille couleurs n’ont pas encore éclot, je me suis précipité d’un coup de tube à Oxford Street où m’attendaient mes amies Tara et Rebecca pour aller faire du shopping. Après le sacro-saint Primark et consor, direction Piccadilly Circus où on a dansé devant un type qui jouait du saxo et Camden Market et son ambiance hippy-électro-punk-goth que jamais tu verras en France.

Pour finir la soirée, elle m’amènent au Roxy, une boîte-salle de concert où la musique est bonne (bonne, bonne, bonne). C’est là que j’ai rencontré l’homme de ma vie (le 46ème sur la liste), Mark. Nous avons fait un tour sur le London Eye et mes yeux pétillaient (les bulles du champagne aussi) devant tant de beauté (la ville et Mark). Quand il m’a dit qu’il voulait me revoir le lendemain, je lui ai fait un bisou. Sur la joue, avec mon rouge à lèvre L’Oréal Red Power.

Dimanche, Big Ben, Tamise, Battersea Park, V&A Museum (pour la culture), Little Venice et Regent’s Canal (pour élimer les cup cakes et les baggels), Brixton… Tout ça avec Mark dans mes bras, of course.

Je vous ai fait une vidéo souvenir, watch it and enjoy !



Oui, je sais que c’est mal de mentir mais c’était pour amener un sujet super important ! Si vous ne savez pas quoi m’offrir pour mon anniversaire, côtisez-vous, j’ai envie de voir le Carnaval de Notting Hill cette année.

P.S : S’il vous reste assez de monnaie, achetez-moi un Mark aussi. Et un Rimmel.

* "Red London" - Sham 69

dimanche 6 juin 2010

* Who by fire ? Who by water ? Who in the sunshine ? Who in the night time ?

Cette article devrait être renommé : Bonjour déception. Ou Hello Deception, parce que je parle franglais very bien.

J'ai enfin vu "Sherlock Homes" de Guy Ritchie, et dois-je répéter que j'ai été déçue ? Je suis une grande fan du héros opiomane de Conan Doyle, je vénère sa sagacité et je me dis que ça doit être cool de deviner des trucs en regardant les manches de quelqu'un. Des évènement indépendants de ma volontée s'étant produit à sa sortie (j'ai pas eu le temps), je n'ai pu le louer qu'hier. Ben, j'aurai pu attendre encore 5 ans, je loupais rien.

Déja, physiquement. Même si t'es pas franchement littéraire, dans l'imaginaire populaire, Sherlock c'est un grand type malingre à la casquette en laine et au long pardessus, penché avec sa loupe sur des traces de pas. Dans le film, il est campé par Robert Downey Jr (que j'aime beaucoup d'ailleurs) mais il ne lui ressemble pas assez, enfin ! Déja, il est plutôt petit, il est musclé (sacrilège !), il a une barbe de trois jours (dans les années 1880, on avait une moustache, une barbe ou on était rasé mais on faisait pas le dandy bobo d'aujourd'hui) et niveau vestimentaire, une chemise à col relevé, des boutons pas fermés ? Allons !

Ensuite l'histoire. Pas franchement convaincante, basé sur du surnaturel et puis enfait non. J'ai pas tout capté. Mais enfin, on s'en fout, on va voir Sherlock cogiter vivement et nous donner la clé de l'énigme. Mais que nenni ! Ici, Sherlock n'utilise son intelligence que pour savoir comment se défendre face à un méchant. Sherlock fait des combats de rue. Sherlock échappe à une explosion et fait des roulades dans le charbon. La copine à Sherlock (eh oui, il connait aussi la passion) court dans 2km d'égouts du Big Ben au Tower Bridge en 5mn et sans être essouflée. Sherlock saute du 4ème étage du Parlement direct dans la Tamise et quand il ressort de l'eau, il a encore sa pipe à la bouche. Oui, Sherlock est un dur. Fini les opiacés, les expérimentations scientifiques, la concentration extrême. Faîtes place au Sherlock Holmes des temps modernes sur fond de Londres fin XIXème aux décors en carton pâte.

Enfin, y'a toujours Jude Law pour sauver la mise. Beaucoup plus sexy que le Dr Watson original mais il colle à l'époque, ce grand blond à la moustache frétillante.

Ne vous méprenez pas, ça se laisse regarder. C'est un bon film d'action. Mais par pitié, n'appellez pas ça Sherlock Holmes !

* "Who by fire" - Leonard Cohen
Pic : Richard Hell.